Programme des conférences

2015-2016

 

organisées par

 

Les Amis du Musée de Valenciennes

 

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Entrez dans la ronde

 

Les conférences se dérouleront  à l’auditorium du musée des Beaux-Arts de Valenciennes le premier jeudi du mois  à 10h15 et 18h15 (sauf le 1er octobre à l’auditorium St Nicolas de 17 h à 19 h)

 

 

 

 

->1 octobre 2015 – Conférence exceptionnelle par Martin Eidelberg, Commissaire de l’exposition « Watteau et le XVIIIème.... » «  Mythologie et Rêverie » à l’auditorium St Nicolas de 17 h à 19 h

 

->5 novembre 2015  -  Jonas et le plafond du Musée 

par Jean Claude Poinsignon, historien de l’art.

Dès l'inauguration du nouveau musée conçu par Paul Dusart, le peintre Lucien Jonas imagine d'en décorer le plafond du hall d'entrée. Il lui faudra attendre 1922 pour réaliser ce rêve. La Guerre est passée par là. Mais Valenciennes commence à renaître de ses cendres et la tradition artistique, si forte en cette ville donne de vives raisons d'espérer une renaissance proche. Jonas fait ainsi défiler, sous un ciel peuplé  d'allégories du Temps, de la Vérité, de la Gloire, mais aussi de Watteau, un cortège d'artistes, vivants et morts confondus, répartis en quatre groupes, les peintres, les graveurs, les architectes, les sculpteurs. Cette étrange procession dans laquelle Harpignies est porté sur un brancard, comme la Vierge du Saint-Cordon, nous fait entrer dans le sanctuaire de l'Athènes du Nord.

  

->­3 décembre 2015  -     Abel de Pujol et la fresque  

 par Virginie Frelin, attachée de conservation au Musée de Valenciennes

        

 

-> 7 janvier   2016   - Jean-Baptiste Carpeaux(1827-1875)

Un artiste inspiré, tourmenté, passionné

 

 par Mariem Fredj, conférencière.

 

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Jean-Baptiste CARPEAUX – La ville de Valenciennes défendant la patrie – 1869 – Plâtre – Musée des Beaux-Arts de Valenciennes

 

Représenté à juste titre sur l’oeuvre de Lucien Jonas ornant la coupole du musée des Beaux-Arts de Valenciennes, Jean-Baptiste Carpeaux a en effet marqué de son empreinte les évolutions artistiques du XIXème siècle. Né à Valenciennes le 11 mai 1827, d’un père maçon et d’une mère dentellière, Carpeaux a voué sa vie à l’art. De constitution fragile mais doué en dessin, Carpeaux est très vite encouragé à suivre une formation artistique, en dépit de l’opposition de son père. Le déménagement de sa famille à Paris renforça un peu plus cette vocation : il s’inscrivit tout d’abord à l’école gratuite de dessin, puis à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts, où il suivit les cours de François Rude, puis de Francisque Duret. Grâce à ce dernier, il obtint enfin, après six échecs, le grand prix de Rome en sculpture avec l’oeuvre Hector implorant les dieux en faveur de son fils Astyanax.  

Doté d’un tempérament fougueux, cet artiste complet, dessinateur, peintre et sculpteur, provoqua de multiples scandales, tant par son caractère emporté que par ses œuvres empreintes de liberté et de sensualité. Digne héritier d’Antoine Watteau, Carpeaux se caractérise par le recours massif au dessin, exécuté bien souvent sur le vif pour saisir le naturel de ses contemporains, dans la rue, les fêtes ou dans l’omnibus. L’expressivité et le naturel de ses œuvres sculptées et peintes inscrivent Carpeaux comme un artiste éblouissant de modernité.

  

 

-> 4 février 2016  -       Eisen et les graveurs              

par Sylvie Margossian, Assistante de conservation

Harpiste

 

Charles Eisen, gravé dans la mémoire Valenciennoise, s’est illustré dans l’ornementation des livres précieux du 18e siècle dont il est presque l’archétype. Il a la légèreté des femmes voluptueuses qui se pâment du boudoir au jardin, son crayon vaporeux rend à loisir cette vie française sous le règne de Louis XV que l’on a voulu croire pétillante et espiègle.

 

 

 

-> 3 mars 2016 -      Peintres et musiciens dans la ronde des saisons par de Bernard  Gilliot , Agrégé Lettres Classiques

watteau le printemps

              L’évocation du cycle des saisons soulève pour les artistes un certain nombre de problèmes. Comment en particulier concilier dans les quatre œuvres imposées une certaine diversité et forcément une forme d’unité ? Même paysage évoqué aux différentes saisons, paysages différents  ou scènes de genre illustrant chacun une saison, personnages mythologiques ou allégoriques incarnant l’image des saisons, voire objets (fleurs, fruits) spécifiques à chacune d’elles.

                Après ARCIMBOLDO et POUSSIN, WATTEAU et LANCRET se sont aussi livrés à cet exercice, par ailleurs assez largement pratiqué au XVIIIe siècle surtout à des fins décoratives. Et comment ne pas rapprocher de ces peintures la tentative de VIVALDI, associant à son œuvre musicale quatre poèmes qui  évoquent les images que la seule musique ne pouvait suggérer, avant que HAYDN n’édifie sur le même thème un imposant oratorio 

 

->7 avril 2016 -      Ceux qui ne sont pas sur la fresque

par J.C Poinsignon, historien de l’art.

 

 

 

Le groupe des artistes représentés au plafond du Musée est impressionnant. Pourtant on aurait pu s'attendre à des présences... qui font défaut! Ainsi le sculpteur Aimé Milhomme, pourtant Premier Grand Prix de Rome ou Henri Lemaire, membre de l'Institut ou encore son ami le peintre Félix Auvray sont absents. Certes, ils sont décédés, mais Alexandre Abel de Pujol est bien là, lui. Mirland, mort au Champ d'honneur, est en apothéose, mais Arthur Guillez  semble abandonné. Son camarade Alfred Bottiau, Prix de Rome en 1919, n'accompagne pas ses brillants camarades sculpteurs... Quelles sont les raisons des choix de Jonas et de son conseiller en cette affaire, le conservateur du Musée Adolphe Lefrancq? Est-ce seulement l'oubli dans lequel tombent facilement certains artistes?   

 

 

 

->12 mai  2016 -         Les architectes sur la fresque 

par Jérôme Guilleminot, avocat

 

 

->2 juin    2016    -        Les sculpteurs sur la fresque  

par Catherine Limousin, Ingénieur de recherche CNRS honoraire

 

03_Corneille et Paul Theunissen en compagnie de Devau et de Bertrand fête la fin de la maquette de l'Agriculture en 1912

 

 

 

 Depuis septembre 2015, le musée des beaux-arts de Valenciennes a rouvert ses portes. La ronde des artistes valenciennois qui figure à l’entrée du bâtiment sur la coupole peinte par Lucien Jonas en 1922 pourra à nouveau être admirée.

Au centre du cortège des sculpteurs dont le plus connu demeure bien évidemment Jean-Baptiste Carpeaux, on peut voir dans une savante réunion intemporelle, les frères Corneille et Paul Theunissen associés au célèbre André Beauneveu, à Jacques Saly et à plusieurs de leurs contemporains Gustave Crauk, Léon Fagel, Aimé-Gustave Blaise, Elie Raset, Ulysse Terroir, Henri Désiré Gauquié, Félix Desruelles ou encore Lucien Brasseur. À l’exception bien sûr de Beauneveu, tous ces artistes, formés initialement à Valenciennes, sont venus poursuivre leur formation à Paris. Premier ou second prix de Rome, ils sont cependant  tombés dans l’oubli, faute souvent de documentation.

La découverte dans une collection privée de plus de mille-cinq-cents plaques de verre et d’un fonds d’atelier soigneusement conservé permet de reconstituer l’œuvre sculpté souvent grandement endommagé par les deux guerres mondiales des deux frères Theunissen nés à Anzin, commune limitrophe de Valenciennes.  

 

Le programme peut être obtenu en format A4 en cliquant sur le lien suivant :

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Adhérents « Amis du musée »------------------------------------------------- 4€

 

Non-adhérents ---------------------------------------------------------------------- 5€

 

Etudiants (moins de 25 ans) --------------------------------------------------- 1,5€