Le 1er juin, Vincent Hadot a pris ses fonctions de conservateur du musée des Beaux-Arts de Valenciennes, sur un double poste. En tant que responsable des services du musée et des services archéologiques municipaux.

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« Je n’ai pas voulu me cloisonner et j’ai suivi une formation très éclectique : un DEUG d’histoire, une licence d’histoire de l’art et un master d’archéologie, détaille Vincent Hadot.J’ai séjourné à l’École du Louvre pour suivre une préparation au concours de conservation du patrimoine et gestion des établissements et des collections. J’ai obtenu mon concours d’attaché de conservation du patrimoine fin 2010. J’ai ocupé mon premier poste en août 2011 comme directeur du musée municipal Feutre et laine de Mouzon, dans les Ardennes. Les enjeux étaient importants : le recollement des collections, la prévention des collections textiles très fragiles (conservation curative contre les infestations d’insectes et préventive).J’étais chargé des expositions, des événements et de la communication. J’ai organisé une exposition d’art contemporain internationale avec des artistes qui travaillent le feutre et un projet avec les élèves de l’École Boulle. explique le jeune conservateur. J’ai postulé pour le poste du musée de Valenciennes en raison de ses riches collections sur Carpeaux et Watteau et le mariage des services du musée et de l’archéologie municipale. Depuis mon arrivée, nous avons beaucoup de travail mais l’équipe du musée est pressée de vivre la réouverture et l’exposition sur:" Les rêveries italiennes". Les travaux avancent bien. Début juillet, nous allons procéder à l’accrochage des collections et préparer le retour des sculptures dans une surprenante rotonde Carpeaux . Nous allons valoriser les oeuvres en réserves, celles acquises et restaurées avec les Amis du Musée et oeuvrer avec les acteurs culturels de la ville. Je suis ravi d’intégrer une équipe de personnes passionnées et compétentes », ajoute Vincent Hadot.

Les passions du nouveau conservateur

Outre les fouilles archéologiques et l’histoire, le nouveau conservateur est aussi passionné de généalogie. C’est ainsi qu’il a découvert lors de ses recherches un lien de parenté avec l’épouse du peintre valenciennois Henri Harpignies. Côté histoire, il affectionne la période du Premier Empire. Amateur de musique classique, il collectionne et achète tout ce qui concerne le chef d’orchestre Etienne Nicolas Méhul avec qui il est apparenté. C’est le compositeur de Chant du départ sur des paroles du poète André Chénier. Il aimerait désormais éditer un livre sur ce compositeur méconnu.

Jean-Paul PLICHON.