[MUSEE CRAUK / 14 : CENTENAIRE DU PERE : COMMEMORATION (FIN)]
Le 12 juin, est célébré le double centenaire, en présence de Louise Clément-Carpeaux, fille de Carpeaux, parée d’une cape de satin noir. La confrontation de Crauk et Carpeaux n’est pas à l’avantage de Crauk, d’autant que la visite de son musée se fait après celle de Carpeaux… « Oh, ce froid musée de Crauk quand on vient de celui de Carpeaux » a-t-on pu lire dans la presse.
Dans l’après-midi, un chant triomphal est exécuté place d’Armes, sur une musique de Paul Fievet et des paroles de Florian-Parmentier. Cette cantate était le fruit d’un travail de longue haleine, les auteurs travaillaient dessus depuis plus d’un an. Ils avaient souhaité pouvoir joindre un chœur de 50 à 60 femmes à la Musique municipale et aux Orphéonistes, ce qui devait permettre « de varier les effets et de donner à l’œuvre plus de brillant » : il y aura finalement 300 exécutants pour la représentation.
"Et toi, Crauk – illustre – oublié
Sois toujours égal à toi-même
Et ton grand labeur journalier
Aura l’ampleur d’un grand poème
(…)
Regarde la ronde de jour
Entrainant le Faune à l’amphore
Coligny hèle ton Centaure
Et les Grâces portant l’amour
Et comme ta belle Victoire
Couronne le drapeau français
Crauk, les voici, devant l’histoire
Qui te couronnent de laurier"
Au banquet, le maire excuse les absents, et tout d’abord, la veuve Crauk. Il prononce un discours élogieux envers Crauk : « Partout une simplicité sereine, où la pureté de l’antique s’anime souvent d’une impressionnante vigueur qui fait penser à Michel-Ange ». Il lève son verre « à la pure et noble mémoire de Crauk, à la gloire immortelle de Carpeaux, à l’Art éternel, et aussi, n’est-ce-pas, à Valenciennes ».

M.G.

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Portrait de Léon Millot, maire de Valenciennes, par Dautel. Inv. 98.4.129. Millot était maire de la ville au moment des festivités des centenaires de Crauk et Carpeaux.