[MUSEE CRAUK / 15 : SANS FAMILLE]
Le 1er janvier 1929, Mme Crauk meurt à Meudon. Elle y est inhumée auprès de son mari. Quelques mois plus tard, leurs restes sont transférés à Valenciennes. « Samedi 12 octobre, au milieu d'une assistance émue, a eu lieu la translation au cimetière de Valenciennes des cendres du statuaire Gustave Crauk et de Mme Crauk. […] Le cortège se rendit au monument funèbre qu'orne la dernière œuvre de l'artiste, une interprétation impressionnante du Christ. M. Léon Millot, maire, député du Nord, prononça un remarquable discours ». De nombreuses sociétés locales sont représentées et Parmentier, neveu du couple Crauk, prononce un discours, retranscrit dans la presse locale. Il profite de son discours pour offrir au musée les derniers instruments de travail dont Crauk s’est servi, ainsi qu’un moulage de sa main. Ces objets ont à présent disparu.
Le musée Crauk n’a dès lors plus de protecteur. Mais il est clair que Madame Crauk a dû en agacer plus d’un, toujours prête à prendre la plume - souvent à juste titre, il est vrai - pour se plaindre, pas seulement pour le musée de son époux, mais aussi à Meudon, où, par exemple, elle écrit à la mairie pour protester au sujet de l’élagage d’arbres de son quartier…

M.G.

14021537_1097611680333052_5333572477629124193_n

 

 

Vue d’ensemble du musée Crauk. Détail de carte postale ancienne.

 

14055020_1097611620333058_3502301816139485797_n

 

 

Marguerite Gondoin, épouse de Gustave Crauk, par son mari. Marbre, Inv. S.87.35