[ANNIVERSAIRE]
Le 25 février 1821, Georges Barthelemy Ziem, marchand tailleur à Beaune natif de Prusse en 1784, déclare la naissance d’un fils. La mère est Anne-Marie Goudot, originaire d’une famille de tisserands de Nuits-Saint-Georges. L’enfant est prénommé Félix François Georges Philibert.
Félix suit des études d’architecture à Dijon, puis s’installe à Marseille où il commence à peindre. Grand voyageur, il visite Rome et Venise en 1842, la Grèce, la Russie et Istanbul en 1844, la Belgique, l’Angleterre, l’Algérie, l’Egypte, l’Est du bassin méditerranéen et la vallée du Danube dans les années 1850…
C’est surtout à Venise qu’il aime se rendre, il y fera près de 20 séjours entre 1842 et 1869. Sa première participation au Salon, en 1849, contient une vue du Grand Canal. De même, il acquiert une maison en cette ville : il possèdera jusqu’à 4 maisons simultanément, les autres se situant à Martigues, Nice et Paris où son dernier atelier –et domicile - est au 72 de la rue Lepic.
Sa longévité de 90 ans lui a permis la création de près de 4000 œuvres ! Sa renommée lui a valu d’être élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur, qu’il reçoit d’Emile Loubet en personne. De même, la ville de Beaune baptise, évènement rare, une rue à son nom de son vivant, en 1897.
À 83 ans, à Nice, il épouse Ursule Treilles, âgée de 48 ans, et qu’il connait depuis près de 30 ans.
Sur la fin de sa vie, suite au legs Chauchard, des œuvres de Ziem entrent au Louvre en 1910, et c’est la première fois qu’un artiste vivant y est représenté…
Il meurt l’année suivante, le 10 novembre 1911, chez lui, rue Lepic, et est inhumé au Père Lachaise. Sa tombe est ornée de son gisant, sculpté par Ségoffin, ainsi que d’un lion ailé, évoquant la Venise qui lui tenait tant à cœur.
Jules Pillion, conservateur du musée de Valenciennes sollicite la veuve en janvier pour obtenir quelques œuvres, et obtient gain de cause. Mme Ziem offre en avril 1912 quatre peintures au musée : deux vues de Venise et un « Groupe d’arabes » sur bois, ainsi qu'une toile, « Pécheurs à la tratta ».
Les trois panneaux sont toujours conservés au musée. Hélas, la toile figure dans le catalogue de 1923 comme ayant disparu durant la « grande » guerre... 
Faute d’image, on ne peut qu’imaginer la scène, pittoresque (au sens étymologique du terme) : la « tratta », sorte de grand filet, est tendue dans l’eau à partir de trois barques, le poisson (la sardine principalement) est attiré par des feux portés à la poupe de deux autres barques, et le filet est ramené à la main vers le rivage par 10 à 15 hommes. Si un jour vous voyez une telle scène, sur une toile de 24 centimètres sur 32, merci de nous en informer !

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Dornac, Félix Ziem (vers 1911), photographié dans son atelier.
Photo de Dornac (Paul MARSAN dit DORNAC) (1858-1941) — http://www.archive.org/stream/lesartsrevuemens1912pariuoft#page/76/mode/2up
source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Félix_Ziem#/media/File:Felix_Ziem_dans_son_atelier.jpg
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« Paysage d’Orient avec groupe d’arabes », Huile sur bois, Valenciennes, inv. P.46.1.348
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« Vue de Venise », Huile sur bois, Valenciennes, Inv. P.46.1.349
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« Effet de soir, Quai des Esclavons, à Venise », Valenciennes, Inv. P.46.1.350