Aucun texte alternatif disponible.

[EPISODE 9 : ORGANISER LA LOTERIE]

Le tirage est prévu à la date du 15 décembre 1904, mais on convient que le report peut être demandé au ministre par le maire, directeur de la loterie, si tous les billets ne sont pas placés. Un arrêté ministériel nomme un conseil de surveillance chargé de contrôler les dépenses et les recettes, la constitution des lots, et la conformité des opérations avec l’arrêté d’autorisation. Sabès, président du tribunal civil, de Matharel, receveur particulier des finances;,Corsolle, de la chambre de commerce, Canu, ancien bâtonnier et Deromby, juge de paix honoraire, constituent ce conseil.

Fournier soumettra plus tard à la ville la maquette des billets qu’il s’apprête à imprimer, puis procédera à l’impression. Le billet mentionne la date de l’arrêté ministériel, la composition des lots, le capital de 1 200 000 francs, le prix de vente du ticket (1 franc). Il est revêtu de la signature du maire Charles Devillers et porte la mention « mise en vente autorisée dans toute la France ». De fait, toute la France sera couverte, y compris l’Algérie. C’est la mairie qui détient le stock de billets et qui les livre au fur et à mesure à Fournier, la souche des billets devant ensuite revenir à Valenciennes.

Fournier éditera 31 000 affiches et 60 000 prospectus portant ce message : « Acheter des billets de la loterie de Valenciennes, c’est tendre la main à la fortune et c’est coopérer à notre gloire nationale » ! 
L’agence inondera aussi la presse d’insertions publicitaires. A titre d’exemple, on peut citer, localement L’Impartial et Le Valenciennois, en région L’Écho du Nord, Le Grand Écho,et Le Phare du Nord (à Dunkerque), ailleurs, parmi de très nombreux titres : Le Petit Dauphinois, La Dépêche de Toulouse, Le Patriote de Chambéry… et même La Dépêche d’Alger ou L’Écho d’Oran.
M.G.