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[EPISODE 13 : LES GAGNANTS]

Le premier lot délivré est l'un des prix de 100 francs qui est remis à Madame Servais, d’Anzin. Les gagnants des autres lots ne semblent pas se précipiter : Le Valenciennois du 24 mars constate avec curiosité que seuls 23 gagnants (pour 117 billets gagnants) se sont fait connaître au cours de la semaine qui a suivi le tirage. Toutefois, le 8 avril, trois semaines après le tirage, la moitié des lots étaient payés et ne restaient plus en attente que des billets à 100 francs.

Curieusement, rares sont les habitants du Valenciennois qui auront gagné à cette loterie. Certains lots voyageront en revanche fort loin, comme en témoignent ces deux exemples :
- Prudence Chesnais, qui avait acheté un billet dans l’Orne, à La Ferrière aux Etangs, mais qui habitait à Londres, reçut son lot de 500 francs sous la forme d’un chèque de 19£15 :5.
- Casimir Bohé, viticulteur à Aïn-el-Arba, dans le département d’Oran, remporta 100 francs.

Beaucoup des gagnants sont de petites gens : domestique chez un notaire du Calvados, cordonnier dans la Somme, cocher en Champagne ou encore tueur de porcs dans l’Oise… Certains se fendent d’une gentille lettre de remerciements : « Je vous prie de croire que quoique minime il me fait un grand bien et je souhaite vivement à la prospérité de votre musée et de la ville de Valenciennes ».

Légende : 
Billet de 100 francs de 1905 (Source Internet)
M.G.
 


Histoires de peintures : Alberti disparu, le temps retrouvé

L'opération qui consiste à restaurer une oeuvre est éminemment anachronique puisqu'en éliminant la patine du temps, avec des techniques qui n'existaient pas au moment de sa réalisation, fait alors surgir une oeuvre qui n'a " finalement jamais existé"... Il faut souligner qu'aucun restaurateur ne tend à retrouver l'oeuvre originale, il faudrait être un restaurateur naïf ou malhonnête pour le penser.

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