En 1916, le 30 juin, le musée ouvre ses portes à un public bien loin des préoccupations artistiques. Ce jour-là, en effet, est ouverte, en présence du maire, la « boucherie municipale », dans une des salles du sous-sol. Il semble que cette boucherie ait été située côté place verte, à l’emplacement de l’actuel atelier de menuiserie. Les bêtes, acquises par achat forcé et payées en bons de réquisition, y étaient vendues à la population, sur présentation des cartes de ravitaillement, le vendredi et le samedi. 
Étaient servis en priorité les clients ayant préparé la somme exacte, « les caisses de la ville étant complètement démunies de monnaie ». Cette boucherie semble ne pas avoir fonctionné aussi largement que prévu. Dès août 1916, les approvisionnements insuffisants obligent la municipalité à établir un roulement pour le service de la population, « les portions de tripes, de gras et d’os disponibles chaque semaine étant bien inférieures aux demandes ». Et en février 1917, Maurice Hénault évoque déjà une partie de la « boucherie inutilisée… ». 
Il est vrai également que le marché noir lui faisait une rude concurrence.

M.G.

Aucun texte alternatif disponible.