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[EPISODE 20 : DERNIERES PERIPETIES POUR LA VEUVE COLLET]

Suite à l’arrestation d’Alquier, la veuve Collet fut reconnue unique gagnante. On envoya un employé de la mairie la prévenir à son hôtel. Mme Collet absente, il dut laisser le message à la réception. La veuve fut reçue le lendemain matin dans le bureau du maire où Fournier, receveur municipal s’apprêtait enfin à lui remettre la somme gagnée. « Mais alors, nouveau coup de théâtre : Monsieur le maire survint et annonça à Madame Collet qu’il venait de recevoir une opposition. C’est un joaillier de Paris qui prétendait lui avoir prêté une somme de 70 000 francs sur des bijoux qu’elle avait remis en garantie. L’opposition étant régulière, on ne pouvait donc payer. »

Devant ce nouveau contretemps, Madame Collet se fâcha : elle affirma n’avoir jamais possédé de bijoux et doncne rien devoir à ce joaillier ! Elle quitta alors le bureau du maire pour aller porter plainte. Le soir même, un télégramme arriva à la mairie pour démentir l’opposition lancée par erreur. ! Mme Collet pouvait dès lors revenir le lendemain et la presse se réjouit d’annoncer –enfin- la remise effective du gros lot. Un chèque de la Banque de France (150 000 francs) lui fut alors remis. La gagnante se rendit à la banque se faire remettre 10 000 francs en espèces et demanda pour le reste un chèque sur Paris où elle retourna l’après-midi même. 
Madame Collet n'était pas rancunière : avant de partir, elle laissa 2 000 francs au maire, pour les pauvres. Elle gratifiera aussi les facteurs des postes de Valenciennes de 50 francs, dont ils reverseront la moitié aux orphelinats des agents et sous-agents.

Légende : 
Cabinet du maire, carte postale ancienne
Source : Patrimoine numérique de Valenciennes.
M.G.