[DECOUVERTE INEDITE]
Lors de travaux d'entretien effectués ce jour au musée, nous avons eu la surprise de découvrir une intrigante médaille coincée sans la menuiserie d'une de nos fenêtres.
Cette médaille provient de la série des Rois de France, frappée sous le règne de Louis XIV.
Elle figure Jean Ier, dit « le Posthume », roi de France et de Navarre, fils posthume de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie. Né dans la nuit du 14 au 15 novembre 1316, il ne vécut que cinq jours et est enterré dans la basilique de Saint-Denis. 
Jean Ier est le cousin germain du roi d'Angleterre Edouard III Plantagenêt, de quatre ans son aîné, lequel avait épousé en 1328 Philippa de Hainaut, fille du comte de Hainaut née à Valenciennes, et ainsi devenue reine d'Angleterre !
Peut-être cette médaille a-t-elle été déposée là au début du XXe siècle par un valenciennois qui voulait laisser sa trace lors de la construction du musée ?

 

V.H.

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[IL Y A 140 ANS]
Démission du Conservateur du musée : 
Le 27 septembre 1877, Philippe-Albert Courtin présente sa démission au maire.
En 1865, percepteur à la retraite, membre de la commission du musée, Courtin avait été nommé conservateur du musée par arrêté du maire. C’est grâce à ses démarches que deux œuvres majeures ont pu y entrer cette année-là : l’ «Adoration des mages» de Devos, et la «Descente de croix» de Rubens «qu’il a nettoyée avec une habileté remarquable et un respect de l’œuvre du maître que n’auraient pas eu bien des restaurateurs». 
Quand il rédige sa lettre de démission, en 1877, Courtin explique : «Né en janvier 1793, n’ai-je pas mérité ma retraite ? Mes yeux ont faibli, mes jambes refusent presque leur service, triste condition, vous l’avouerez, pour inspecter et gouverner un Musée ! Aussi, Monsieur le Maire, en acceptant ma démission, veuillez confier à un autre titulaire ou à une commission le soin de nos collections.» Courtin est donc alors un vieillard de 84 ans, veuf depuis 10 ans, et l’on comprend aisément qu’il souhaite passer le relai !
En quittant la direction du musée, il souhaite laisser «un dernier souvenir de (…) sympathie pour [ses] concitoyens», et offre huit tableaux de sa collection. Ce sera finalement un legs, qui reviendra à la ville à sa mort, moins de deux ans plus tard. Ces peintures, listées ci-dessous, viendront s’ajouter à celles qu’il avait déjà données au musée en 1875 et 1876.
«-Une prédication de Saint-Jean, par Pierre Breughel le vieux ;
-Un portement de croix, par Michel Coxcie ;
-Un portrait de Jacob Leroy, président aux Etats de Brabant, en 1632, par Antoine Van Dyck ;
-Le Christ mort soutenu par la Vierge et un ange, par Le Tintoret (Vente Salamanca en 1876 ;
-Effet d’orage, par Huysmans, de Malines ;
-Chasse au sanglier, par Paul Devos ;
-Deux Paysages de la campagne romaine, par Zuccarelli.»
Toutes ces œuvres, parvenues au musée de l’hôtel-de-ville tout début septembre 1879 sont toujours conservées au musée, malgré les deux guerres. 
Le reste des importantes collections de Courtin (peintures de Van Goyen, Rembrandt, Ruysdael, Watteau, etc, bronzes Louis XVI, argenterie, céramiques japonaises et chinoises…) sera dispersé aux enchères le 6 octobre 1879, dans ce qui avait été son domicile, et sa maison mortuaire, 1 rue Derrière le Béguinage…
M.G.

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« Vue de Tivoli », par Johann Melchior Roos, attribuées par Courtin à Zucarelli, P.46.1.200 et 201 ; Legs Courtin.

 

 

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« Cascade de Tivoli », par Johann Melchior Roos, attribuée par Courtin à Zucarelli, P.46.1.200 et 201 ; Legs Courtin.

 

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Portrait de Jacques le Roy, anonyme d’après Van Dyck, P.46.1.204. Legs Courtin.