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La ville de Valenciennes a rendu hommage au Prix de Rome Lucien Brasseur(1878-1960) dont la dépouille va rejoindre le caveau familial au cimetière Saint-Roch lors de journées du Patrimoine. Samedi après-midi, un hommage musical et artistique lui a été rendu au Conservatoire  par l'Octuor à vents Eugène Bozza et Jean-Claude Poinsignon. Les musiciens ont  brillamment interprété des danses de Farkas, l'octuor à vent Opus 85 de Bourrel, un arrangement de la "Petite musique de nuit" et"Octanphonie" de Bozza. Jean-Claude Poinsignon, auteur du livre:"Les travaux et les jours du statuaire Lucien Brasseur" a retracé sa vie et son oeuvre. Né à Saultain en 1878, il se forme à l'école de musique de Valenciennes où il apprend le hautbois obtenant un premier prix en août 1893. Parallèlement, il étudie  la sculpture aux Académies de la ville. La musique accompagnera sa vie et ses créations. En 1905, il obtient le premier Grand Prix de Rome. A la villa Médicis, c'est un artiste précoce et rebelle qui déroute les membres de l'Institut. L'enfance, la nature et les animaux constituent ses thèmes favoris. Après la guerre 14-18, il va s'imposer dans des concours pour des monuments aux morts. Tourcoing, Bayonne sont parmi les plus beaux.. Il va bénéficier aussi de commandes prestigieuses: Trocadéro, Musée de Valenciennes la gare de Brest... En 1946, il est élu membre de l'Institut. Toute sa vie, il ne vivra que pour son art.

 

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Au cimetière Saint-Roch. 

Le dimanche 20 septembre 2015, Geneviève Mannarino et Daniel Capelle ont déposé une gerbe et Patrick Giard, le président des Amis du Musée une belle plaque gravée d'après un dessin de Jonas sur la tombe du sculpteur. "On a réparé une grande injustice. Brasseur n'est plus un anonyme" a déclaré Jean-Claude Poinsignon. Les familles Sirot et Alnot de Trith ont toujours aidé l'artiste. Leur descendante, Marianne Guyot a été l'élève de Brasseur. Très émue, elle a évoqué l'homme et la vie dans son atelier." C'était un maître drôle, plein d'humour et d'une grande culture"

 

Jean-Paul PLICHON, dans La Voix du Nord,