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Buste du prince Stirbey, par Valérie Wilhelmine Joséphine Simonin, veuve Fould, dite Gustave Haller, qui deviendra princesse Stirbey par son mariage. Bronze, inv. S.90.179 (détail)

 

 

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Portrait de Bruno Chérier, par Carpeaux, fusain et craie blanche sur papier brun, Inv. CD.253

 

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Portrait de Carpeaux dans l’atelier de Chérier, par Bruno Chérier, Huile sur toile, P.46.1.208

 

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Buste de Chérier, par Carpeaux, plâtre patiné, Inv. S.92.80. Sur le côté, on lit la dédicace : « Souvenir / Fraternel / offert à mon Vieil / Ami Bruno Cherier / Peintre / Son Compatriote JB Carpeaux / 1875 ». Un autre exemplaire, en bronze, est exposé dans les salles du musée.

 

 

[17 octobre 1875]
Dans une lettre à l’architecte Dutouquet, le peintre Chérier raconte ce qu’il a sur le cœur, au sujet du sculpteur Carpeaux, décédé deux semaines plus tôt.
"A propos de dessins, tu sais qu’il a laissé par testament toutes ses caisses de dessins à la ville de Valenciennes, seulement vers la fin de sa vie le prince à tort ou à raison et sous le prétexte d’empêcher sa femme de faire main basse sur tous ces dessins qui ne le quittaient pas, lui a fait écrire une lettre par laquelle il reconnaissait les lui avoir vendus 6000 f. 
Cela est plus fort que moi. Le pauvre Carpeaux était dans une grande perplexité d’avoir du céder à ce conseil qu’il ne pouvait pas éviter dans sa position envers le prince et il me l’a confié pour que je le fasse savoir après sa mort car son bonheur était de penser que le travail de toute sa vie renfermé dans ses dessins serait dans notre musée de Valenciennes qui était pour lui un culte dont il parlait toujours. 
Enfin, je réserve aussi de mon côté un beau souvenir de lui au musée, c’est son grand portrait au fond duquel j’ai représenté mon buste qu’il a fait à cette intention afin que nous soyons unis après notre mort comme nous l’avons été pendant la vie."
Le prince que Chérier évoque sans précision est le prince roumain George Barbu Știrbey, diplomate, chargé de missions par Napoléon III, et proche de Carpeaux à la fin de sa vie. C’est d’ailleurs chez lui, au château de Bécon, à Courbevoie, que Carpeaux rend son dernier soupir.
Plus tard, Stirbey fera trois lots des dessins obtenus de Carpeaux, répartis entre l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, le musée du Louvre, et le musée de Valenciennes.
M.G. (envoyé spécial du musée au Massachussets)

 

 

 

 

 


 

Ma grand-mère menaçait ses petits-enfants de leur "mettre la tête entre les deux oreilles" s'ils n'étaient pas sages...
Chez les anges, c'est entre les deux ailes.
En voilà un qu'a pas été sage du tout.
Vu à Cambrai, en la cathédrale

M.G.

 

Partagé par Marc Goutierre